Comme son titre l’indique, cette page recense les contributions générées par les diverses lectures de L’Abri des regards.
Une réaction ? Une contestation ? Un complément d’information ou une expérience personnelle ? N’hésitez pas à les communiquer dans les commentaires ou par mail (lorenjyarobasewanadoopointfr).
Contribution du 30/08/11 : du programme virus au conflit intrapsy
Willy Fruttaz apporte en commentaire du chapitre Habiter son geste cet éclairage sur l’écart conflictuel entre programmation transgénérationnelle et réalité consciente :
La kinésiologie a apporté la preuve que l’inconscient d’un enfant enregistre tout, bien avant sa propre naissance.
Il y a dans nos cellules toutes les informations enregistrées et stockées qui ressortiront un jour ou pas.
Parmis toutes ces informations, il y a des programmes positifs et des virus négatifs, c’est-à-dire toutes les choses qui sont enregistrées mais qui ne nous appartiennent pas ou qui n’ont pas été enregistrées correctement (mal interprétées).
Le problème vient de ces programmes négatifs enregistrés qui ne sont pas utiles à notre dévelloppement voir opposés à celui-ci.
Typiquement, c’est le type de programme :
« dans ma famille, de génération en génération, l’aîné a toujours été un garçon ».
Ok si l’aîné est un garçon tout colle, le programme correspond bien à la réalité.
Mais si l’aînée est une fille ? On fait quoi avec ce programme ?
C’est alors que se crée un conflit intra psychique, conflit entre l’inconscient qui a un programme à appliquer et le conscient qui a une réalité à vivre…….d’où le mal-être permanent pour la personne qui cherchera en permanence une place dans la vie (garçon ou fille), place qu’elle ne peut pas trouver car elle subit deux ordres contradictoires…..
Les parents, les attentes, les traditions, les situations sont sources de création de ces programmes inaptes….
La plupart du temps, ces conflits intrapsy viennent de ces virus encodés dans l’inconscient, qu’il faut savoir recoder dans le bon sens, afin que conscient et inconscient soit en harmonie.
Les kinésiologues sont des experts dans ce domaine….
Contribution du 18/08/11 : du diagnostic à la thérapie
Willy Fruttaz précise l’importance du diagnostic dans le choix et l’efficacité d’une thérapie. Contribution regroupant plusieurs commentaires :
Pour être efficace, il faut toujours réaliser ou faire réaliser un diagnotic. Sans ce diagnostic préalable, c’est du pur poker,une chance sur deux de tomber sur le bon truc ou pas…
Toutes les thérapies ou thérapeutes ne sont pas adaptés à tout le monde……on fait souvent l’erreur de croire que comme ca a marché pour son ami, sa famille ca va le faire aussi pour soi…grave erreur !
Effectivement, le langage du corps est un langage vrai qui a la particularité de court circuiter notre mental et notre émotionnel (des trompes oeil).Le diag doit être le plus complet possible, à savoir la détermination de la cause (1) et de la porte d’entrée (2) dans le but d’un changement, d’une guérison.
1) Quant une personne parle de son problème, elle parle en fait de la conséquence, sans avoir accès à la cause (sinon elle n’aurait probablement pas le problème = autoguérison). Il s’agit donc de comprendre et de traduire le problème en terme causal.
2) La solution causale dépend directement de la porte d’entrée, cad le moyen ou l’outil (la thérapie) qui va être possible de mettre en oeuvre pour arriver au but recherché. Cela se détermine par la prise en compte des ressources, capacités, freins, croyances, valeurs, etc de la personne dans son entiereté et des connaissances ou outils du thérapeute.
Le diagnostic peut se faire façon empirique (intuitif) ou non (examen, test). La combinaison des deux me parait actuellement la plus complète.
Dans le cas de la dépression (conséquence), il faut déterminer la ou les cause(s) qui ont conduit à se système dépressif et à partir de là, les moyens efficaces qui peuvent être mis en oeuvre pour la personne en question.
L’échec d’une thérapie vient uniquement d’une erreur de diagnostic car tout problème à sa solution !
A notre niveau, il y a rarement une solution collective car rarement une même cause mène à un même problème…
Contribution du 09/08/11 : Aller mieux, mais ne pas y aller seul
Paule Ayache est thérapeute, ou soignante comme elle préfère décrire son action. Voici ce qu’elle me transmet par mail (avec son accord) :
Il arrive que dans certaines dépressions graves le traitement au lithium soit efficace mais en même temps insuffisant, et qu’on soit amené à y associer des antidépresseurs ou bien des neuroleptiques à visée anxiolytique, plus costauds que les anxiolytiques courants (benzodiazépines), et par conséquent sources d’effets secondaires plus importants.
Ce n’est pas toujours facile de jongler entre la nécessité d’éradiquer l’angoisse (paralysante et destructrice) et celle de maintenir un taux de vigilance suffisant pour que l’individu puisse continuer à se sentir exister, et être ainsi en mesure d’effectuer de façon concomitante un travail sur lui-même.
Alors on essaye d’équilibrer au mieux les doses …. et on croise les doigts.
Dans les cas ultimes (la médecine n’étant pas une science exacte, il faut quand même avoir toujours ça à l’esprit !), il arrive que l’hospitalisation en milieu fermé, sécurisé, devienne la seule alternative. Le temps de laisser passer le plus gros de l’orage. Parce que parfois c’est comme ça : on a épuisé tous les outils et il faut néanmoins protéger celui qui souffre contre lui-même, l’entourer autrement, lui permettre de déverser son angoisse sans la crainte d’accabler celui qui l’écoute, parce que celui qui est là en face de lui est un professionnel et qu’il a appris à gérer ça.
Et puis parmi ces professionnels il y en aura peut-être un qui aura une autre idée de traitement, la bonne idée, ou bien une autre écoute, la bonne écoute. Parce que tout professionnel qu’on soit, on a aussi ses limites.
Mais pour cela il faut l’accord de l’entourage, à défaut de celui du malade. Et qui va accepter de le remplir, ce foutu papier, le formulaire « d’hospitalisation sur demande d’un tiers ». Qui sera assez costaud pour assumer ça, pour dire : tu es malade, j’estime que tu n’es plus en mesure de décider pour toi-même, ce que je fais là c’est pour ton bien, tu vas m’en vouloir mais je persiste et signe. Non, ce n’est pas parce que je n’en peux plus de t’entendre, même si c’est un peu vrai quand même, vrai que je n’en peux plus d’endosser ta souffrance et que j’aimerais souffler un peu.
Il en faut du courage, parce qu’après ça, la relation ne sera plus jamais pareille. Celle d’une épouse avec son compagnon, celle d’un enfant avec son père ou sa mère, celle d’un parent avec son enfant adulte. Le « rescapé » vous en voudra toujours un peu, d’une manière ou d’une autre, de l’avoir un temps privé de son libre arbitre, de l’avoir jeté dans la cage aux lions, au milieu de tous ces autres emprisonnés comme lui. Même si ces autres, au bout du compte, il les aura apprivoisés, parce que lorsqu’on apprivoise sa souffrance, on apprivoise un peu aussi celle des autres.
Alors il est une règle à suivre : en cas de pathologie grave, toujours laisser la porte ouverte à la famille, être à l’écoute de chacun. Parce qu’on sait que lorsqu’un de ses membres est en souffrance, c’est toute la famille qui souffre. Parce qu’on sait qu’ils sont parti prenante, et que les soutenir eux, c’est aussi soutenir l’élément défaillant.
On se sent tellement seul et impuissant face à un proche qui souffre dans sa tête. C’est tout un cheminement que d’arriver à dépasser tous les sentiments qui vous assaillent immanquablement à son encontre. A commencer par le déni, puis l’agressivité et la rancune, et le sentiment de culpabilité que cela génère.
Contribution du 04/08/11 : transmission et rupture de chaîne
Camille m’envoie ce mail, dont je reproduis ici l’essentiel avec son accord :
mes deux phrases personnelles sont: *tout est lié* et *tout a lieu d’être*
pas de ‘fatalisme’ là-dedans mais une constatation qui s’assortit de cette autre phrase: *les rêves deviennent réalité! y croire et s’y tenir, quoi qu’il arrive!*
c’est accompagnée de ces phrases que ma fille aînée, Anne, est devenue sage-femme et qu’elle s’envolera pour la Polynésie le 7 octobre prochain
pourtant, d’après ses instits et profs, elle n’avait pas la capacité ‘intellectuelle’ pour faire de ses rêves une réalité…/…
j’ai tjs dit que les enfants sont de formidables *révélateurs* et nos deux filles continuent de nous montrer le chemin
c’est pour elles que nous avons essayé de mettre un frein (voire un terme) aux transmissions ‘négatives’ issues des générations précédentes
reproduire pour reproduire, à quoi bon? ça ne fait pas évoluer l’Humanité!
transmettre la vie en la ‘donnant, ok, mais pas en lui collant des œillères et des attelles pour l’empêcher de progresser, de faire mieux et bien!mon père était à l’inverse du tien: timoré mais des rêves plein la tête! rêves auxquels il ne CROYAIT pas et c’était là son problème
de plus, il n’était pas aidé par ma mère, qui, elle, dépressive, ne rêvait pas et lui reprochait ses ‘châteaux en Espagne’!tout ceci me permet de pouvoir leur dire ‘merci’ à présent
s’ils n’avaient pas été ainsi, je n’aurais pas eu envie de mettre fin à ses ‘transmissions’, à cette stagnation ‘psychique’ ds laquelle nous étions englués depuis des générations
j’ai été intéressée par la psychogénéalogie dès qu’elle a émergé et ça m’a bcp servi ds ma psychanalyseles mots de mon père vis à vis de moi étaient: “tu sais tout faire mais tu ne feras jamais rien”
pour mes filles, je les ai transformé en: “oui, tu as des difficultés MAIS tu arriveras, d’une manière ou d’une autre, à vivre tes rêves”…/…
en commentaire sur ton blog, il me semble avoir écrit un jour que oui, certains livres sont de bons outils pour évoluer, pour mettre fin à des malaises, des situations qui semblent ‘perdues’……….ils sont, comme les enfants, des *déclencheurs*, des mises en mouvement
quand j’étais enfant, il y a eu la bible grâce à ma seconde amie d’enfance qui était protestante…..bible que j’ai interprétée à MA façon et oui, ce fut une *révélation* (mais pas au sens où l’entendent les chrétiens et juifs de tous horizons
)
puis à 18 ans, en philo, il y a eu la découverte de Freud! la lecture de ses ouvrages m’a fait sortir de ma timidité ‘maladive’ et m’a ouvert au monde et à moi-même
comme pour la bible, je l’ai interprété à MA façon, m’en suis servi, point barre!
je ne suis adepte d’aucune ‘église’ qu’elle soit religieuse ou psycho![]()
je prends TOUT ce qui est à ma portée et j’en fais une nourriture à mon goût car il n’y a pas de ‘recette’!
à chacun d’inventer sa vie mais ça se fait à partir de ce qu’il y a autour de nous et bien souvent le témoignage (oral ou écrit) de l’Autre nous y invite, nous y aide
certes, le danger est de se ‘perdre’ de vue au profit de l’Autre et de son charisme (ce qui fait le lit des mouvements de masses)
ça ne veut pas dire que je prône l’individualisme, bien au contraire puisque j’ai besoin de l’Autre pour me construire (me construire ne voulant pas dire ‘le suivre’!)
Contribution du 3/08/11 : changer d’énergie pour trouver sa place
Toujours Willy Fruttaz, dans une remarque en commentaire sur l’article 7 – Primus inter pares
Lorsque un être humain vient au monde, il naît avec deux aspects complémentaires, appelés énergies primordiales. Les chinois le nomment yin et le yang.
Notre ADN le démontre bien, nous sommes 100% de notre père et 100% de notre mère.
Ce sont comme deux chaussons de naissance qui vont nous permettre d’avancer et de grandir.
Sauf qu’à partir d’un moment dans notre vie, ces deux chaussons ou énergies primordiales vont devenir inadaptés à notre évolution car nous avons grandi des pieds ou dit autrement, il est temps d’avoir une place à part entière, afin de pouvoir vivre notre vie à sa juste valeur.
L’être humain est alors obligé de se libérer de ses deux chaussons de naissance, c’est-à-dire changer d’énergie pour s’approprier la sienne propre, qui au demeurant, pourra rechanger au cours du reste de sa vie.
Dans notre culture, on appelle ce passage la crise d’adolescence.
Dans d’autres, c’est souvent un rituel de passage (accompagné et planifié) de l’état d’enfant à celui d’adulte. Une sorte d’alchimie.
Celui ou celle qui n’a pas fait cette alchimie ne peut pas être dans le rôle de sa vie, et va rester bloquer dans un état inadapté, souvent comme oscillant entre deux « mondes »
Cette alchimie ou passage est OBLIGATOIRE pour obtenir sa vraie place dans la vie.
Au final, celui qui a été notre père ou notre mère importe peu, du moment que l’on a su transmuter ses deux énergies primordiales….
Contribution du 01/08/11 : Forcer le malade à se soigner, ou pas ?
Willy Fruttaz est un collègue de tatami, par ailleurs psychothérapeute (son association de psychologues en ligne).
Et bien sûr, il n’y a toujours pas de bonne réponse à cette question !
Alors forced ou no forced ? La réponse va dépendre directement de celui qui répond, de ses dogmes, ses croyances, ses valeurs, ses principes et paradigmes. Ou pour faire court, de son niveau de conscience, que ce soit individuel ou collectif.
Alors si on reste sur le côté pragmatique de la chose, c’est-à-dire la recherche de résultat, il faut avouer que l’efficacité d’une thérapie n’est pas liée au fait d’être forcée ou pas.
En fait, il ne peut pas y avoir efficacité s’il n’y a pas adéquation entre problème, personne et thérapie. Dit autrement, la meilleure thérapie à la mode sera inefficace si elle n’est pas appropriée à la personne et à son problème. A chaque problème son traitement.
Et c’est là, toujours, la raison des non résultats en thérapie quelle qu’elle soit. Mauvais diagnostic à la base (ou pas de diagnostic du tout souvent !)
Quant à l’autre question implicite, à savoir faut-il forcer quelqu’un, cela va aussi dépendre des croyances de chacun. D’ailleurs, le fait de forcer ne s’applique pas qu’au seul domaine médical, mais à tout les aspects de la vie sociétale (armée, religion, etc.).
Si on prend le cas de la nourriture, face à une personne qui refuse de s’alimenter, que conseiller ? La réponse a le mérite d’être manichéenne.
Mais avec le psychisme, les choses se compliquent un peu. En réalité, chaque personne a les ressources internes pour faire face à son épreuve et chaque problème à sa solution. Ce sont des lois quantiques et universelles.
Mais parfois, on observe qu’il arrive un moment où la personne ne va plus être en mesurer d’activer seule ses propres ressources, plus capable d’analyser son sort, ni même de prendre du recul, et parfois, cela aboutit à ne voir plus qu’une ultime solution finale.
Bien sûr, c’est dernière solution est une grande illusion, illusion créée par son propre mental, la personne est prise à son propre piège.
Ce type d’illusion est le produit de nos croyances et nos valeurs (indiv et coll.). Il ne faut pas oublier que nos croyances et valeurs sont seulement des béquilles qui nous servent à avancer et à évoluer.
Jusqu’au moment où elles deviennent limitées ou inadaptées ou encore incomplètes. Nous sommes dont obliger à les remettre en cause, pour notre seul bien, juste pour avancer un peu plus loin, tout simplement évoluer.
Donc le seul moyen de sortir de cette grande illusion est de remettre en question ses propres croyances et valeurs, reconnaître qu’elles ne nous permettent plus d’avancer correctement, elles ne nous permettent pas de trouver la solution à notre problème. Ce simple fait de redistribuer ses propres cartes va permettre le fameux déclic, la relance vers sa « guérison ».
Alors forcer ou ne pas forcer ? Personnellement, je préfère dire accompagner au changement, amener au déclic, tout en respectant les ressources de la personne (son rythme), avec les moyens appropriés à mes propres valeurs. Car il y a toujours une porte d’entrée dans cette grande illusion…elle est juste « ailleurs » !
Contribution collective : parole donnée et reçue
Depuis le début de la publication de L’Abri des regards, je reçois énormément de mails. Pas d’appels au secours, mais des personnes qui rebondissent sur leur lecture, soit pour me faire part de leur expérience et me dire que ça leur fait du bien, soit pour me raconter ce qu’ils ont osé faire et osé dire pour d’autres après cette lecture. j’en dégage une tendance générale : parler fait du bien. Mais écouter aussi, et surtout entendre.
Ce qui me ramène à une lecture déjà ancienne : De la parole comme d’une molécule, par Boris Cyrulnik. Ce petit ouvrage d’un Cyrulnik pré-médiatique va loin dans l’analyse de l’impact émotionnel et physiologique de la parole donnée et reçue. J’espère qu’il est toujours disponible.
Contribution du 28/07/11 : molécules et dosages
Via Facebook, Sand Saref évoque les prescriptions :
je ne commenterai pas sur le fond, mais quelques faits, que les médecins oublient parfois de dire (je n’ai pas eu à insister pour passer la séance à décortiquer l’ordonnance, les voies d’actions et les effets exacts des médicaments, mais ce n’a pas été spontané de sa part) : les anti-dépresseurs ne font effet qu’au bout de quelques semaines, c’est normal si “rien ne se passe” au début (et on ne peut pas les arrêter du jour au lendemain, il faut un sevrage)(et finalement je n’en ai pas eus donc je n’ai pas d’avis plus poussé sur la question) ; les anti-anxiolytiques quant à eux font dormir quand surdosés (il faut alors diminuer le nombre de cachets ou espacer les prises – ça dépend de ce qu’on a).
J’ai eu du Tranxène, le plus petit dosage, que je prenais 3 puis 2 fois par semaine seulement, et je n’étais pas somnolente mais à l’inverse boostée par le stress (ça a réussi l’exploit de transformer mon stress négatif qui me faisait ressasser toujours la même chose en me cognant contre les murs en stress positif fournisseur d’énergie pour faire avancer les choses – et plus de boules d’angoisse). Parait que c’est comme ça qu’idéalement ce type de médicament doit agir. Mais la quantité et le rythme de prise pour obtenir cet effet dépendent de chaque personne.
Je te souhaite de trouver les bonnes molécules et le bon dosage, et surtout n’hésite pas à faire modifier si l’effet escompté n’est pas au rendez-vous !
Je me demande dans quelle mesure ça ne dépend pas à la fois de la personne et du médicament, mais j’ai plutôt eu l’expérience inverse : un effet quasi immédiat (effets secondaires très violents tout de suite, suivis d’effets positifs peu de temps après) mais moins convaincants sur le long terme. J’ai pris à quelques années d’écart deux variantes du même AD, avec des effets assez différents (peut-être en partie parce que les symptômes l’étaient aussi). L’expérience d’autres personnes de mon entourage me laisse penser que ça diffère beaucoup d’un cas à l’autre. Ce qui me conforte dans l’impression qu’il y a autant de réactions aux antidépresseurs qu’il peut y avoir de formes de dépression. Et je confirme que le sevrage peut faire mal.![]()
Complément dans les commentaires, par Nathalie Dau :
Tu as parfaitement raison de parler de la force de l’esprit, et de conseiller d’emprunter “le chemin le moins fréquenté”. J’ai vraiment eu de la chance, celle de l’emprunter tôt, seule, et de ma propre initiative. Même si parfois, j’ai ressenti le besoin de trouver des confirmations, des réconforts, des assurances, parce que le doute est toujours là, quand on avance seul. Les médicaments ne sont pas toujours la panacée. Ils ne le sont pas pour moi, dont l’organisme les refuse. J’ai recouvré mon sommeil sans eux (quand on m’a forcée à en prendre, j’ai été malade et zombifiée, rien de plus), un sommeil imparfait quand je dois me plier aux horaires de ce monde, mais suffisant pour aller de l’avant. La clef est dans l’identification et le refus/acceptation. Je sais ce qui me fait du mal, je décide de le laisser m’atteindre un peu, beaucoup ou pas du tout. Parfois il me submerge, j’overdose et ça ne va plus. Toutes les barrières ont leur point de rupture. Alors je m’arrête, et je m’applique de nouveau à dire “non”, en élevant la voix un peu plus à chaque fois. Un autre élément important, c’est que dans l’absolu, ce n’est pas une situation en soi qui est pénible, c’est la façon dont on choisit de la vivre. J’ai testé la chose, très concrètement. Et je rejoins tout à fait la personne qui a parlé, dans son commentaire, du pouvoir des énergies et des pensées positives comme négatives. Cela aussi, je l’ai expérimenté. Dans le bon et le mauvais sens. Je suis heureuse que tu t’en sois sorti, en tout cas.
Contribution du 25/07/11 : erreur de titre
Camille me fait remarquer par mail que le titre du livre de Scott Peck cité dans le passage 3 n’est pas Le Chemin le moins parcouru, mais Le Chemin le moins fréquenté. Je m’en étais aperçu, mais ayant décidé de ne rien corriger sur le texte original, j’avais laissé cette erreur (reproduite dans le passage 4) assez représentative du fonctionnement médiocre de ma mémoire lors de l’écriture.
Sauf que cette prépublication en ligne me permet de mettre un lien vers le vrai livre. La correction sera apportée en note dans le version papier.
Contribution du 23/07/11 : nature et traitement de la dépression
Le livre traite de la dépression comme d’une “maladie”, or on m’a déjà fait remarquer mon erreur.
La règle que je me suis donnée étant de ne pas modifier le texte pour lui conserver son caractère de photographie d’un esprit boiteux, il parlera encore de maladie.
Mais voici la contribution de Willy Fruttaz, thérapeute et praticien en Reiki à Annecy :
[...] c’est le sujet qui m’interpelle, car c’est un sujet que je pratique, mais de l’autre coté comme tu t’en doutes.
Donc voici juste mon petit commentaire-partage sur la dépression.
Lorsqu’on dit que la dépression est une maladie, il s’agit en fait d’une conception européenne d’un phénomène très particulier. Cette conception théorique est un artefact entretenu par les médecins et les psychiatres, qui l’a plupart du temps (non toujours en fait) les dépasse complètement. Pour preuve, leur incapacité à « guérir » cette « maladie ».
Il faut remonter l’histoire pour comprendre pourquoi leur conception est erronée (comme beaucoup d’autres d’ailleurs), mais au final qu’importe, quand la base théorique est faussée tout le reste l’est aussi et finalement cela aboutit à ce non- résultat de soin.
Là où cela devient intéressant, c’est que les autres cultures, les chinois en autre, n’ont pas du tout la même conception de la chose, qu’ils ne classifient pas du tout dans les maladies d’ailleurs, mais dans les phénomènes technico énergétiques auto alimentés.
Du coup, eux la « soignent » en un tour de main et sans magie. Ils nous apprennent que la dépression est comme son nom l’indique une fuite d’énergie (une ou plusieurs) et que le remède consiste à détecter la fuite, la reboucher et remplir ou remettre le circuit touché en route……et oh miracle le dépressif devient un être tout à fait normal en quelque seconde ou quelques heures parfois. En fait y a pas vraiment de miracles, juste des connaissances éprouvées depuis des millénaires!
Tu as compris qu’à partir du moment où l’on n’intègre pas dans son mode de pensée les systèmes énergétiques, on ne peut pas « guérir » la dépression, ce qui, malheureusement est (était) le cas en France. Tout ceci explique les différences de résultat entre les deux camps !
En conclusion, les faits démontrent bien qu’il y a un clan qui se trompe et un autre qui n’a pas tort.
Aussi, et tu en as déjà surement déduit, que tout le monde est potentiellement sujet à la dépression, comme toutes les voitures peuvent crever un pneu sur la route un jour, et que ce n’est pas parce que la roue avant à crevé que la roue arrière va suivre le même sort ! Il suffit d’avoir dans son carnet d’adresses le bon technicien du pneu….
Tout cela pour mettre un peu de lumière dans tes questionnements.
Le site de Willy Fruttaz, et celui de son association de psychologues en ligne.
1 août 2011 at 20 h 49 min
Sans oublier que nos chers médocs, s’intéressent, au mieux à la conséquence du mal-être……rarement à sa cause !
A méditer….
6 août 2011 at 12 h 32 min
oui, et pour ma part, j’ai constaté que c’était vrai pour n’importe quelle maladie…..alors savoir si la dépression est ou n’est pas une maladie, quelle importance? oui, méditons sur ce qui déclenche en nous un rhume ou bien un évanouissement ou encore l’envie (ou non) de manger…..car si nous sommes capables de mentir aux autres ainsi qu’à nous-même, le corps, notre corps, lui ne ment pas…..encore faut-il ‘décoder’ le message et là encore ce sont des bouquins qui m’ont aidé (et m’aident encore) aussi variés que ceux d’alice miller, de lise bourbeau, ou les romans de SF, de fantasy…..les livres, les psy, les thérapies: tout est là MAIS il y a un tel choix, une telle variété, que, comme pour les médocs, il n’est pas facile de trouver les *bons*
alors *cherchons* et il est intéressant de s’y mettre à plusieurs, n’est-ce pas ????!!!
7 août 2011 at 7 h 23 min
Pour être efficace, il faut toujours réaliser ou faire réaliser un diagnotic. Sans ce diagnostic préalable, c’est du pur poker,une chance sur deux de tomber sur le bon truc ou pas…….
Toutes les thérapies ou thérapeutes ne sont pas adaptés à tout le monde……on fait souvent l’erreur de croire que comme ca a marché pour son ami, sa famille ca va le faire aussi pour soi…grave erreur !
Effectivement, le langage du corps est un langage vrai qui a la particularité de court circuiter notre mental et notre émotionnel (des trompes oeil).
11 août 2011 at 11 h 01 min
merci pour votre réponse, willy
pourriez-vous aller plus loin et nous préciser quel genre de diagnostic est à réaliser?
11 août 2011 at 13 h 59 min
Le diag doit etre le plus complet possible, à savoir la détermination de la cause (1) et de la porte d’entrée (2) dans le but d’un changement, d’une guérison.
1) Quant une personne parle de son problème, elle parle en fait de la conséquence, sans avoir accès à la cause (sinon elle n’aurait probablement pas le problème = autoguérison). Il s’agit donc de comprendre et de traduire le problème en terme causal.
2) La solution causale dépend directement de la porte d’entrée, cad le moyen ou l’outil (la thérapie) qui va être possible de mettre en oeuvre pour arriver au but recherché. Cela se détermine par la prise en compte des ressources, capacités, freins, croyances, valeurs, etc de la personne dans son entiereté et des connaissances ou outils du thérapeute.
Le diagnostic peut se faire façon empirique (intuitif) ou non (examen, test). La combinaison des deux me parait actuellement la plus complète.
Dans le cas de la dépression (conséquence), il faut déterminer la ou les cause(s) qui ont conduit à se système dépressif et à partir de là, les moyens efficaces qui peuvent être mis en oeuvre pour la personne en question.
L’échec d’une thérapie vient uniquement d’une erreur de diagnostic car tout problème à sa solution !
A notre niveau, il y a rarement une solution collective car rarement une même cause à un même problème…
Voilà en gros !